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Sécurité routière
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Les élèves de 3e du collège Renoir de Boulogne ont reçu la visite de la caravane "Cyclo prévention". Reportage.
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Sur la route, vous faites partie de la population en danger ! Vous ne le saviez pas ? Les jeunes de 14 à 24 ans représentent, environ 12,9 % de la population de notre département, mais 26,7 % des victimes d’accidents de la route…
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Une sensibilisation théorique, mais directe et sans détour...
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...avant le passage à la pratique !
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Paroles d'élèves
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Un partenariat entre l'Etat et le département
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Sur 392 conducteurs de cyclomoteurs impliqués dans un accident en 2004, (toujours dans le 9.2), 286 ont entre 10 et 24 ans !
C’est ce qu’ont découvert les élèves de 3e du collège Jean-Renoir de Boulogne-Billancourt lors du passage de la caravane Cyclo prévention dans leurs murs.
C'était mardi 18 octobre 2005, dans le cadre de la Semaine de la sécurité routière.
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« Pourquoi meurt-on lorsque l’on rentre dans un mur à 50 km/h ? » demande Akim, l’animateur sécurité routière d’Astéria qui initie les collégiens à la traumatologie, c'est-à-dire les conséquences des chocs sur le corps. C'est la partie théorique de la caravane "Cyclo prévention" mise en place dans les collèges par le conseil général.
« Euh, parce que le cerveau cogne », hasarde un des garçons qui vient de regarder l’émission E=m6 sur la sécurité routière.
« Ce n’est pas faux ! Quand le cerveau cogne sur la boîte crânienne, on ne meurt pas forcément, mais s’il se forme un hématome, et c’est le coma. » Akim est souriant. Il ne fait pas la morale, il énonce juste des vérités trop souvent ignorées, juste les faits…
En face, le silence est épais. Il y a des rires nerveux.
Il reprend : « Eh bien, une hémiplégie, c'est la paralysie de la moitié gauche du corps. » Un frisson traverse la salle.
Akim continue : « Si c’est l’hypophyse qui est touchée, la personne, homme comme femme devient stérile. Si c’est l’arrière du crâne, on peut devenir aveugle, ou ne plus voir les couleurs. Selon l’endroit où porte le choc, on peut aussi perdre le parole ou la mémoire, etc. On ne sait pas réparer le cerveau… sans parler des amputations. »
S’adressant à un garçon, Akim demande : « Si ta copine perdait une jambe, est-ce que tu l’épouserais ou si elle ne peut plus avoir d’enfants ? Et vous, les filles, est-ce que vous épouseriez un garçon aveugle ou à qui il manque un bras ? ».
« D’ailleurs, méfiez-vous les filles dans les accidents de scooter, ce sont souvent les garçons qui conduisent, mais les filles qui trinquent parce qu’ils veulent vous impressionner. Mais si vous finissez dans une petite chaise, combien de temps pensez-vous qu’il viendra vous voir avant de tomber amoureux d’une autre copine ? … »
Là, Akim a fait très fort. Les élèves commencent à comprendre où peut les mener leur deux roues. Ils se rendent compte que les limites de vitesses et le code de la route ne sont pas là pour les embêter, mais pour les protéger des autres et les empêcher de faire eux-mêmes d’autres victimes.
Pourtant, constat peu rassurant : respecter les règles ne nous protège pas forcément d’un conducteur qui lui ne les respectera pas. Sur la route, il faut être prudent pour deux.
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Pour leur remonter le moral, Akim les fait monter sur les scooters qui les attendent dans la cour. Après avoir enfilé casque et gants, Ils doivent rouler entre des plots. A chaque fois qu’ils en heurtent un, c’est un accident potentiel. Conduire un scooter ce n’est pas si facile !

Enfin, pendant cette journée, les élèves ont aussi été initiés aux gestes des premiers secours afin de savoir réagir en cas d’accident. En effet, trop de victimes meurent ou se retrouvent plus lourdement handicapées qu’elles n’auraient dû l’être, parce que les témoins ne savaient pas comment réagir.
Lorsque l’on connaît ces gestes, on peut sauver des vies… : découvrez notre article sur les gestes de premiers secours, en cliquant ici.
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Force est de constater qu’à la fin de la journée, ils l’affirmaient tous, ils ne regarderont plus le scooter et la moto de la même façon. Ils racontent :
Philippe : Ça fait vraiment peur. Je ne réalisais pas que le scooter était aussi dangereux, surtout au niveau de la paralysie. Les chiffres m’ont impressionné, je ne savais pas qu’autant de jeunes étaient victimes d’accidents de la route.
Ça fait réfléchir. J’ai une mob, je crois que je vais y penser et que ça me rendra plus prudent.
Alice, elle, avait levé le doigt lorsque l’animateur a demandé qui parmi les filles était déjà monté à l’arrière d’une moto ou d’un scoot : « On ne m’avait jamais parlé de cette manière-là des risques et des conséquences des accidents sur le corps. Je crois que je ne réalisais pas vraiment. Je ne monterai plus jamais avec quelqu’un en qui je n’aurais pas confiance, quelqu’un qui voudrait m’impressionner. Et plus jamais sans casque, ça peut être trop grave. »
Rembline : « Ça m’a choqué, je ne savais pas qu’un choc faisait ça au cerveau. Mon frère fait du scooter, je vais lui raconter ce qu’on nous a dit. A lui de tirer les conclusions. Je ne vais pas lui faire de sermon, juste lui dire : « Si tu meurs, qui va faire la vaisselle ? »...
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Cette action du conseil général se déroule en partenariat avec l'Etat. Elle s'inscrit en complèment d'autres dispositifs.
Ceux-ci touchent des publics diversifiés :
- en direction des collégiens avec les ateliers "autopsie d'un accident" et "crosscar"
- en développant la formation des puéricultrices à l'attache des enfants en voiture,
- en organisant les premières animations et sensibilisations des enfants (7/10 ans) dans les centres de loisirs du département,
- en accompagnant des jeunes en milieu fragilisé pour leur passage du permis de conduire en vue de leur faciliter l'accès à un premier emploi,
- en recevant des étudiants de divers niveaux en sécurité routière, jeunes et... moins jeunes dans le cadre de leur formation : DESS Management de la sécurité de l'université d'Angers (reçu chaque année), futurs moniteurs de conduite...
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