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Ces agents qui ont choisi la VAE
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Découvrez nos trois témoignages.
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Ce dispositif national mis en place en septembre 2006 permet de valoriser son expérience en obtenant, grâce à une validation de ses acquis, tout ou une partie d’un diplôme.
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> Thierry Brou, géomètre
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> Fatoumata Magassa-Traore, assistante sociale
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> Marie-Claude Timaitre, éducatrice
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Diplômé d’un master 2 en géomatique et conduite de projet de développement, Thierry Brou est chef de division au service assistance géomatique.
- Pourquoi avez-vous entrepris une VAE ?
Après dix années au conseil général dans un service spécialisé SIG – système d’information géographique –, je trouvais intéressant de faire le point sur ce que j’avais acquis depuis mon arrivée.
- Que vous a apporté la VAE ?
Je voulais vérifier que le niveau auquel j’exerçais mes fonctions grâce à l’expérience professionnelle était en adéquation avec l’enseignement dispensé au niveau Master 2. De plus, je désirais à la fois obtenir une reconnaissance de mes pairs et continuer à progresser pour être en mesure de passer les concours.
- Pouvez-vous décrire en quelques mots les démarches entreprises ?
C’est à l’université d’Avignon que j’ai trouvé le master le plus adapté, avec notamment une orientation sur les collectivités territoriales.
Grâce aux conseils du service "Formation" et soutenu par ma hiérarchie, j’ai pu, parallèlement à mon activité professionnelle, préparer mon dossier. Le conseil général a pris en charge le coût financier.
- Quels sont les efforts à fournir ?
Quand on est habitué à aller de l’avant, revenir en arrière et mener ce travail d’introspection et d’analyse n’a rien de simple. Il faut mettre en cohérence son parcours avec ce vers quoi l’on tend et expliquer chaque étape, chaque échelon gravi.
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Lauréate d’un diplôme d’État d’assistante de service social, Fatoumata est assistante sociale en circonscription de vie sociale (pôle Solidarités).
- Pourquoi avoir entrepris une VAE ?
J’étais médiateur éducatif depuis 2000 au conseil général. Après six ans passés auprès de collégiens, je souhaitais changer de public, accompagner des personnes de tous âges et de toutes conditions, tout en restant dans le social.
- Que vous a apporté la VAE ?
Cette démarche a été un véritable accélérateur de carrière : ma formation en école devait durer trois ans et me voilà prête à travailler dans une CVS très prochainement. La VAE m’a également permis de prouver que j’étais un vrai travailleur social même si, à la base, je n’en avais pas le diplôme.
- Pouvez-vous décrire en quelques mots les démarches entreprises ?
En septembre 2006, j’ai commencé une formation d’assistante sociale financée par le département. Dès le début, les enseignants de mon école m’ont encouragée à préparer une VAE.
Déjà diplômée d’une maîtrise en administration économique et sociale, j’étais dispensée de certains cours. Après des débuts balbutiants, je me suis appuyée sur un référentiel de compétences de l’assistante sociale et j’ai commencé à préparer mon dossier sans accompagnement.
- Quels sont les efforts à fournir ?
Cela implique beaucoup de travail personnel, de questionnements sur soi et sur son métier, d’analyse et de réflexion sur ses expériences. Mais tout ceci a été très enrichissant, j’ai appris à poser des mots sur ce que j’avais mis en place sur le terrain et toutes mes compétences ont été reconnues par un jury de professionnels.
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Marie-Claude est éducatrice pour jeunes enfants diplômée d’État
Comment avez-vous connu la VAE ?
C’est au cours d’une formation pour les agents auprès d’enfants que j’en ai entendu parler pour la première fois. Quelque temps plus tard, une circulaire informait les auxiliaires de puériculture qu'ils avaient la possibilité de préparer une VAE pour devenir éducateur de jeunes enfants.
- Pourquoi avez-vous entrepris cette démarche ?
Je suis auxiliaire de puériculture depuis quinze ans et j’ai régulièrement travaillé sur des projets liés au développement de l’enfant. J’avais envie d’approfondir cette voie, en devenant éducateur de jeunes enfants.
- Pouvez-vous décrire en quelques mots les démarches entreprises ?
Après acceptation de ma candidature, j’ai reçu un premier livret, plutôt administratif, dans lequel j’ai dû consigner toute ma carrière, mes expériences professionnelles, mais aussi les formations que j’avais suivies.
En février, j’ai reçu un second livret centré sur le savoir et le savoir-faire. Il ne s’agissait pas seulement d’une réflexion sur ce que j’avais fait, mais aussi sur pourquoi je l’avais fait et ce qui en résulte. Pour m’aider, j’ai bénéficié d’un accompagnement méthodologique mis en place par le service "Formation" pour toutes les candidates.
- Quels sont les efforts à fournir ?
Pendant deux mois et quelques nuits sans sommeil, j’ai fourni beaucoup de travail personnel et d’énergie mais je ne regrette rien. Faire le chemin inverse et aller de la pratique vers la théorie m’a permis de voir que tout prenait sens : les réunions, les échanges et les formations.
Se former en permanence me paraît d’ailleurs un point essentiel.
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