Discours
de
Patrick Devedjian
Président du Conseil général des Hauts-de-Seine
Inauguration du collège Jean Macé
Suresnes
20 juin 2008
Monsieur le Maire, mesdames et messieurs
100 ans nous séparent de la première inauguration de cet établissement, et pourtant, il semble que nous soyons, sur certains points, à des années lumières.
Peut-être pas sur la lumière, justement. Le projet de l’architecte Loiseau, qui avait fait l’objet d’une polémique avec ses concurrents, présentait des aspects avant-gardistes, notamment pour ses 9000 vitres qui garantissaient un éclairage naturel assez exceptionnel.
Il paraît qu’on venait de loin pour visiter ce véritable « palais scolaire »
En revanche, sur certaines questions, je pense à celle de la consommation d’énergie, le chauffage central affichait une consommation considérable, brûlant une tonne d’anthracite par jour.
On était loin du développement durable.
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Je vais être bref, rassurez-vous.
Je ne voudrais pas retarder le spectacle que nous avons nous-même initié. Puisque, comme vous le savez, ce spectacle, coécrit par les élèves et les professeurs, madame Trocmé et madame Lamy, a été monté avec la collaboration d’un metteur en scène, Etienne Ratier, dans le cadre des actions éducatives subventionnées par le Conseil général.
En effet, pour favoriser la réussite scolaire des collégiens, plusieurs dispositifs pédagogiques, impulsés par le Conseil général des Hauts-de-Seine, ont été mis en place :
- les études encadrées, un médiateur éducatif,
- une participation au concours des voyages européens,
- une subvention pour un voyage d’études,
- une Unité Pédagogique d’Intégration accueillant des élèves handicapés,
- la participation à TopMétier’92
- près de 200 élèves inscrits au P@ss92. Mais vous avez encore jusqu’à la rentrée pour vous inscrire.
- et puis un projet du Soutien aux initiatives éducatives locales (SIEL), dont le spectacle que nous allons voir tout à l’heure.
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Pardon de dire tout de même quelques mots sur l’événement qui nous réunit aujourd’hui.
D’abord pour me réjouir que nos efforts conjugués nous permettent de mettre à la disposition de l’Education nationale un établissement digne de ce nom.
Adresser mes félicitations à Isabelle Balkany, vice-président du Conseil général, qui s’est acquittée de sa mission avec toute l’énergie qu’on lui connaît…
… saluer le travail réalisé par tous ceux qui ont participé à ce chantier, à commencer par Pierre Dubus, l’architecte de ce projet dans lequel nous avons investi plus de 18 millions d’euros.
Les travaux ont permis de remettre l’établissement aux normes pédagogiques et techniques actuelles, notamment en ce qui concerne l’accessibilité aux personnes handicapées et la sécurité incendie.
Est-il besoin de préciser que le collège est équipé d’un câblage informatique complet ?
Nous avons par ailleurs versé une dotation en matériel informatique d’une valeur de 36 000 euros, comprenant deux chariots multimédia, une classe nomade et un équipement numérique interactif.
Enfin, nous vous avons également attribué une subvention annuelle de 1 500 euros pour l’acquisition de ressources numériques pédagogiques.
Avant de faire place au spectacle que vous avez conçu sur le thème « un siècle d’éducation », je voudrais vous faire part d’une réflexion qui m’a été dictée par l’actualité.
Jean Macé avait commencé à militer lors de la Révolution de 1848 pour l’éducation en général, et en particulier celle des filles.
Si le collège comprenait dès sa première rentrée, en 1908, une partie filles et une partie garçons, il aura fallu attendre 120 ans et une autre révolution, celle de 1968, pour que les garçons et les filles s’installent ensemble dans un collège mixte.
Mixité qui n’avait jusqu’ici jamais été remise en cause.
Hélas, l’actualité, avec cette affaire de compétition de basket féminin, à Vigneux, où un tournoi devait opposer des équipes féminines musulmanes, nous montre que ce principe n’est pas acquis.
Les organisateurs avaient spécifié que l’accès du gymnase serait interdit au public masculin.
(Le maire de Vigneux a donc pris la décision, au nom du principe de laïcité, de renoncer à prêter les locaux municipaux dans lesquels la compétition devait se dérouler.)
Cette affaire nous montre que la liberté reste une conquête de tous les jours.
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Je voudrais souhaiter beaucoup de réussite à Bernard Le Cor et à toute l’équipe éducative qui l’accompagne, qui s’investit sans compter et qui est, me dit-on, de très grande qualité.
Aux élèves, rappeler que lors de la première inauguration de ce collège, il y a 100 ans, on pouvait lire dans le vestibule, cette inscription :
« Cette école propre, saine et gaie est confiée aux bons soins des élèves bien élevés qui la fréquentent et qui l’aiment. »
Je crois savoir qu’ils s’en étaient fait une règle.
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Maintenant, je vous invite à prendre à un verre.
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