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THÉÂTRE ET ARTS DE LA RUE
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Illustration : Hervé Coffinières
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Festival Solstice : Buren ou le cirque sans frontière
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Arrivé tout droit d’Afrique, le Djama BurenCirque a monté son chapiteau à l’espace cirque d’Antony. Un chapiteau revisité par le peintre et sculpteur contemporain Daniel Buren.
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Savoureux mélange d’arts populaires africains et d’arts du cirque, le spectacle sera donné trois fois, dans le cadre du festival Solstice, les 20, 21 et 22 juin 2008.
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Seuls vestiges du chapiteau traditionnel, la piste centrale et les gradins, presque accessoires. L’installation de Daniel Buren, célèbre notamment pour ses colonnes dans la cour d’honneur du Palais Royal, est supportée par quarante mâts et agrémentée de filets, de moustiquaires et de seaux. Avec, au-dessus de la tête des spectateurs, à une quinzaine de mètres de hauteur, une nuée de fanions.

(CP : CG 92/O. Ravoire)

(CP : CG 92/O. Ravoire)
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À ciel ouvert donc, le public déambule et passe d’un espace à l’autre, au gré des numéros où se côtoient les arts du cirque et les arts populaires africains. "Il y a des funambules, une trapéziste, un jongleur, un cheval et son écuyère. Il y a aussi une chanteuse, un marionnettiste, des danseurs et des musiciens africains, énumère Dan Demuynck, directeur artistique. À certains moments, tout cela cohabite, se superpose. Parfois, ils évoluent ensemble, parfois séparément."

Le Djama BurenCirque s'est déjà produit au Mali et au Burkina Faso, pays d'origine des artistes africains (CP : CG 92/O. Ravoire).
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Tout comme les spectateurs, l’orchestre – balafon, tama, kora et flûte – se déplace. Un saxophone et une guitare électrique complètent l’ensemble… harmonieux. "Ce que j’aime, ce sont les collages, les superpositions parfois anachroniques, explique Philippe Nahon, directeur musical. Sur un rythme traditionnel africain, on peut mettre un solo à la Jimmy Hendrix."
Pour se faire accepter, le chef d’orchestre a dû se soumettre à un "examen de passage". "Quand je suis arrivé en Afrique avec mes partitions, ils m’ont dit que cela ne les intéressait pas, qu’ils ne savaient pas les lire. Au final, c’est donc un bel exemple de travail sur l’oralité, mais aussi une rencontre tout à fait étonnante et qui a marché."

(CP : CG 92/O. Ravoire)
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Des rencontres étonnantes, la troupe en fait à chaque nouvelle résidence. L’écuyère Valérie Fratellini rejoint ainsi le Djama BurenCirque, le temps du festival.
"C’était mon rêve de travailler avec des Européens. C’est une grande opportunité", reconnaît le danseur Sibiri, entre deux répétitions de son duo avec une trapéziste. "C’est un plaisir de pouvoir échanger avec d’autres artistes", sourit Sissao, la chanteuse burkinabé devenue star dans son pays "par la grâce de Dieu". "Je suis très impatiente de rencontrer le public français et de connaître son avis sur ma voix", confie-t-elle.
Les trois représentations à Antony sont les seules dates prévues en France pour l’instant, mais il y a gros à parier qu’il y en aura d’autres.
Émilie Vast

Sissao, de son nom d'artiste, a sorti un album au Burkina Faso en 2006 et a immédiatement connu le succès (CP : CG 92/O. Ravoire).
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[ En savoir plus ]
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Djama BurenCirque
Les 20, 21 et 22 juin 2008 à 21 h. À l’espace cirque d’Antony.
8e édition de Solstice : le festival des arts du cirque en Île-de-France
Du 20 au 29 juin à Antony et Châtenay-Malabry
Programme complet www.theatrefirmingemier-lapiscine.fr
Réservations 01 46 66 02 74
Notre rubrique "Arts de la rue"
Publié le 19 juin 2008
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