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PARCS, JARDINS ET PROMENADES
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La gestion différenciée des parcs départementaux
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Le conseil général développe de nouvelles pratiques de gestion des parcs, plus respectueuses de l'environnement.
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De nouveaux modes de gestion
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Une action inscrite dans la stratégie de développement durable
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La gestion différenciée dans les autres parcs départementaux
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Début mai, au parc de Sceaux, un cheval de trait de race comtoise, dénommé Quétal, et un troupeau de 15 brebis de race des Landes de Bretagne sont arrivés sur le site. Ils participent à l’entretien du parc en assurant des tâches d'entretien quotidien : collecte de corbeilles à papiers, tonte des pelouses. Ils permettent ainsi de remplacer certains véhicules polluants.
Leur arrivée illustre la démarche environnementale du parc de Sceaux.
Au programme également :
- paillage des sols,
- création d’une station de compostage pour valoriser les déchets verts,
- suppression des désherbants chimiques,
- diminution de la consommation d’eau.
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Le conseil général privilégie pour ses espaces verts des modes de gestion différenciés selon les lieux, allant d’un entretien horticole aux entrées des parcs, près des lieux historiques, sur les espaces de détente du public à un entretien plus naturel près des espaces boisés ou sur les prairies.
L'accueil du public dans les parcs est l'occasion de l'informer et le sensibiliser sur ces nouvelles pratiques (et particulièrement la préservation des sols, de la nappe phréatique, de la faune et de la flore sauvage) à travers notamment les changements perceptibles dans le paysage.
Depuis plusieurs années, une démarche exemplaire a ainsi été engagée, destinée à atteindre plusieurs objectifs :
>> Privilégier des sources alternatives d’énergie
- choisir des moyens de déplacements moins polluants, comme les scooters électriques, les vélos et les véhicules à bicarburations,
- produire de l’énergie : installation de cellules photovoltaïques, réutilisation du bois comme combustible,
- depuis mai 2007, introduction d’animaux. Ce sera également le cas au parc de l’Ile Saint-Germain et au Haras de Jardy. Deux chevaux, « Orion » à Issy-les-Moulineaux et « Larina » à Marnes-la-Coquette arriveront en juillet.
Les moyens mis en place génèrent des qualités de travail plus respectueuses de l'environnement et produisent moins de pollution.
>> Abandon des produits chimiques de synthèse
- remplacement du désherbage chimique au profit de méthodes plus naturelles : désherbage manuel, désherbage thermique, désherbage à l’eau chaude (méthode Waipuna).
Et depuis 2007 :
- paillage des massifs et des boisements et abandon du désherbage sur certaines allées de sous-bois du parc.
- remplacement des algicides par des poissons herbivores,
- plantation d'essences résistantes aux maladies ou emploi de technique de lutte biologique : utilisation d’auxiliaires de culture depuis 2004, utilisation de pièges à phéromones, inventaire des ravageurs et des prédateurs,
- suppression de la fertilisation chimique : remplacement par l’amendement organique à base de déchets végétaux, mise en place de paillage à partir de 2007, arrêt de fertilisation des gazons et des pelouses depuis 2007.
Le remplacement des produits chimiques de synthèse par des méthodes plus naturelles permet une réduction certaine de la pollution chimique, en évitant la migration de ces produits dans les eaux et les sols.
>> Revalorisation des déchets verts
- mise en place d’un système de tri des déchets verts depuis 2000, exportation vers une station de compostage extérieure,
- création d’une station de compostage au parc de Sceaux pour 2007 permettant de conserver sur le site les déchets verts,
- utilisation de déchets de taille de Taxus par des entreprises pharmaceutiques,
- limitation des déchets (95% des godets plastiques et polluants utilisés pour les plantes saisonnières sont remplacés par de godets biodégradables se décomposant naturellement dans le sol).
Les moyens mis en œuvre permettent au-delà d’une valorisation des déchets verts, des exportations quasi-nulles et la limitation des pollutions.
>> Economie d’eau
- rationaliser l’arrosage par le calcul des quantités nécessaires à l’aide d’une gestion informatisée, l’aménagement des horaires d’arrosage aux heures les moins chaudes et la hiérarchisation des secteurs selon les besoins,
- usage d’essences résistantes à la sécheresse,
- optimisation des périodes de plantations, notamment à l’automne.
- mise en place d’un paillage sur le sol pour limiter l’évaporation,
- récupération des eaux de bassins et de l’eau de pluie des toitures pour arroser les plantations,
- accentuer l’infiltration de l’eau pluviale pour régénérer les nappes phréatiques.
>> Protection des espèces
- création de zones naturelles protégées : accès public à certaines parcelles limités, préservation de l’habitat dans les prairies, les ourlets herbeux, les lisières, la strate herbacée,
- implantation de radeaux végétalisés sur les plans d’eau pour l’avifaune aquatique,
- pose de nichoirs en remplacement des habitats naturels en régression,
- mise en place de ruchers, favorisant la pollinisation,
- phasage raisonné des actions d’entretien : taille des arbres en dehors des période de nidification,
- inventaires floristiques et faunistiques permettant d’effectuer un bilan quant à l’efficacité des actions.
>> Réduction du bruit
- utilisation d’un matériel émettant un bruit de moins de 78 db à 10 m de distance,
- délimitation des zones de silence où les matériels à moteurs sont interdits : zone de refuge pour les oiseaux, zones naturelles protégées, secteurs proches du château et du parcours ludique,
- utilisation de matériels neufs et régulièrement entretenus.
- suppression depuis 2005 des souffleuses à feuilles dorsales.
La mise en œuvre de ce programme permet par ailleurs l’insertion de personnes en difficulté, par le recours au personnel du Centre d’aide par le travail .
Ces personnes sont mobilisées sur diverses tâches, telles que :
- la gestion respectueuse de l’environnement dans les ZNP,
- la participation au fleurissement du parc,
- le ramassage de papiers, la plantation de massifs, le travail au sol.
Le parc sert également de terrain de formation et d’enseignement pédagogique à l’association d’insertion « Jeunes dans la Cité ».
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Dans le cadre de sa stratégie de développement durable, le conseil général s’est engagé dans l’élaboration d’un Agenda 21 local. Ce dernier est la concrétisation de la politique de développement durable du département, définie comme le «choix de mettre en œuvre collectivement des actions partagées tant à l’échelle globale que locale, en application d’un certain nombre de principes contribuant au bien-être, au développement économique, à davantage de justice sociale et au respect de l’environnement ».
Cette stratégie se matérialise sous la forme de quatre programmes :
- Programme « lutter contre le changement climatique »,
- Programme « préserver la biodiversité »,
- Programme « favoriser la santé par l’environnement »,
- Programme « promouvoir l’égalité des chances ».
La mise en oeuvre de ces actions concerne la majorité du conseil général et l’ensemble des acteurs principalement les communes, les associations et les entreprises.
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Les modes de gestion différenciée arrivent sur le parc de Sceaux et existent sur d’autres espaces verts gérés par le Conseil général et notamment :
- le Haras de Jardy à Marnes-la-Coquette,
- le Parc de l’Ile Saint-Germain à Issy-les-Moulineaux,
- le Parc du Chemin de l’Ile à Nanterre,
- les Jardins Albert KAHN à Boulogne,
- le Parc de la Vallée-aux-Loups à Chatenay-Malabry,
- le parc Henri Sellier au Plessis-Robinson,
- et la la coulée verte de Malakoff à Antony, véritable corridor écologique.
Dans les deux ans l’ensemble des parcs départementaux adoptera des méthodes de gestion différenciée, différentes selon les lieux mais dont les mesures réponderont particulièrement aux objectifs des plans Climat et Biodiversité du Conseil général des Hauts-de-Seine.
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