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LES ARBRES DES HAUTS-DE-SEINE
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(CP : CG92)
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Test de traction sur le chêne de la maison de Chateaubriand
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Ce test permet d'estimer expérimentalement le coefficient de sécurité de l'arbre, un examen réussi pour le chêne pédonculé (Quercus robur) de la maison de Chateaubriand.
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La rupture des parties aériennes et/ou le déracinement de l'arbre rendent l'arbre dangereux. La plupart du temps ces accidents sont dus aux vents forts. Le niveau de sécurité d'un arbre dépend de deux principaux facteurs :
- son état structurel : propriétés du bois, hauteur, dimensions et forme du houppier,
- les charges qu'il est amené à supporter : vent, gravité.
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Le principe du test de traction est l'évaluation des charges que peut subir l'arbre et l'analyse de l'impact de ces charges sur sa structure. Il permet d'estimer expérimentalement le coefficient de sécurité de l'arbre. Ce dernier est composé du coefficient de sécurité de rupture (CSR) et du coefficient de sécurité d'ancrage (CSA) de l'arbre dans le sol.
Issue des lois de la statique intégrée, de la résistance des matériaux et des tables de références, établies à partir de milliers de tests de traction sur de nombreuses essences, cette méthode donne une évaluation de sécurité très fiable pour des vents allant jusqu'à 12 sur l'échelle de Beaufort. Les résultats sont valides pour quatre ans.
Les mesures sont réalisées (voir schéma ci-dessous) à l'aide d'un élastomètre, pour la résistance et l'élasticité du tronc, et d'un inclinomètre, pour l'ancrage de l'arbre. L'arbre est soumis à une traction à l’aide d’un tirfor, qui simule l'action du vent, et les mesures des charges sont relevées à l'aide d'un dynamomètre. Lorsqu'un tronc fléchit sous la poussée du vent, les fibres s'allongent du côté du vent sous l'effet d'une traction et se rétrécissent à l'opposé sous l'effet d'une compression. Les limites d'élasticité et de résistance varient selon les essences.
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Le chêne pédonculé (Quercus robur) de la maison de Chateaubriand est un arbre ancien qui a subi des mutilations racinaires lors d'un aménagement de chaussée. La présence d'une cavité à la base du tronc et son développement dominé par les autres arbres du boisement ont amené à tester son niveau de sécurité.
Haut de 21 mètres, d'une surface aérienne de 96 m2 et d'un poids estimé à 8 tonnes, le chêne pédonculé de la maison de Chateaubriand est principalement soumis à des vents de sud et d'est. C'est sur ces deux orientations que le test de traction a été effectué.
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Examen réussi, le coefficient de sécurité global est de 316. Le résultat obtenu est très correct (le seuil de sécurité acceptable se situe à 100), le chêne peut être conservé.
Son houppier de faible surface est plutôt un avantage car la prise au vent est de moindre importance. Son tronc, fort de 84 cm de diamètre (à 1 m du sol), et ses qualités de bois sont aussi des atouts pour son maintien.
Comparées au marronnier, par exemple, l'élasticité et la résistance du chêne sont une fois et demie à deux fois plus importantes. Cependant un contrôle visuel chaque année est nécessaire, le prochain test de traction est prévu en 2010...
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