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PATRIMOINE NATUREL
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CP : Willy Labre/CG 92
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Un arbre d'avenir à Antony
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Le 13 février 2008, un chêne de Hongrie a été planté sur le rond-point de l'avenue Lebrun en face du parc de Sceaux. C'est un arbre majeur de 13 mètres de haut pour un poids de 6 tonnes.
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Une opération d'envergure menée par le conseil général qui plante aujourd'hui les arbres remarquables de demain.
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"On veut l'arbre ! On veut l'arbre !" Malgré le ballet des machines, les enfants du centre de loisirs André Pasquier d'Antony s'impatientent. Venus assister à la plantation d'un beau bébé de 25 ans arrivé le matin même d'Allemagne en camion, ils découvrent que l'opération prend plus de temps que de faire germer une lentille dans un morceau de coton.
Question de taille. Grandie en pépinière, la vedette du jour, un chêne de Hongrie d'environ 25 ans, pèse 6 tonnes et mesure déjà 13 mètres. Pour planter ce sujet d'exception, destiné à devenir l'un des arbres remarquables du siècle à venir, il a fallu sortir les grands moyens.
Une grue de 70 tonnes, pour soulever le géant et déposer délicatement sa motte dans la fosse creusée pour l'accueillir. Une tractopelle, pour charrier les mètres cubes de terre nécessaires à sa plantation, puis le placer à la verticale. Et une équipe d'une bonne dizaine de personnes, aux petits soins pour le nouveau venu.
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"Le choix de l'essence de l'arbre est très important pour garantir le succès de ce type d'opération, explique Jean Schnebelen, adjoint à la direction des parcs, jardins et paysages du conseil général. Il faut qu'elle soit parfaitement adaptée au terrain où elle sera plantée, pour faciliter la reprise de l'arbre une fois le sol préparé. Son intérêt paysager et patrimonial importe aussi beaucoup. Ce chêne de Hongrie présente l'avantage d'être robuste, d'avoir une croissance rapide, un beau feuillage, d'être porteur de biodiversité et de rappeler la chênaie du parc de Sceaux voisin."

Plantation du chêne de Hongrie à Antony.
(CP : Willy Labre/CG 92)
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Commencée à 11 h 30, la plantation s'achève trois heures plus tard. Une fois mis en place, après de nombreuses manœuvres pour s'assurer de son bon positionnement, l'arbre se dresse enfin. Renforcé par des haubans, qui éviteront dans les premiers mois à ses jeunes racines de souffrir des coups de vent et le maintiendront parfaitement à la verticale, le colosse apparaît soudain moins impressionnant que lorsqu'il était couché sur sa remorque. Taille du rond-point oblige. Mais dans quelques décennies, c'est un arbre dans la force de l'âge, de 20 mètres de haut sur 20 mètres de large, qui toisera majestueusement le paysage urbain environnant. Saint Louis, grand amateur de chênes remarquables, aurait sans doute goûté le spectacle...
Pascal Leroy
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