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Caractéristiques socio-économiques
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Augmentation de la population, position privilégié en matière d’emploi : quelle incidence sur le logement ?
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La hausse de la population depuis 15 ans implique des besoins en logement pour les années à venir. De plus, la situation privilégiée en matière d’emploi attire des ménages occupant des postes qualifiées qui cherchent pour certains à se loger dans le département.
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Sur la période récente (1990-1999), la population a augmenté à un rythme près de trois fois supérieur à l’ensemble des départements de la zone centrale.
Depuis 1982, le département gagné effectivement des habitants à un rythme qui s'accélèrent. Les premiers résultats du recensement de 2004 confirment cette accélération : la population des Hauts-de-Seine a augmenté de 60 000 habitants en cinq années, soit une augmentation de 12 000 habitant par an.
Cette hausse de la population, due au seul solde naturel, implique des besoins en logement pour les années à venir, même si le département apparaît comme une « étape » dans le parcours résidentiel des ménages.
En effet, le département attire les jeunes et les jeunes ménages, mais ne retient pas les familles, ni ceux ayant atteint l’âge de la retraite.
Par ailleurs, la taille moyenne des ménages est relativement faible et la proportion de personnes seules s’accroît.
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Situé à proximité de Paris, ce département s’inscrit également dans un territoire en mutation et en expansion économique constante depuis les années 1960. Les infrastructures de transport (autoroutes, RER, trains) et les pôles d’emploi (La Défense à l’ouest, Boulogne-Billancourt et Issy-les-Moulineaux au sud) s’y sont fortement développés.
Le taux d’emploi, qui mesure le rapport entre l’effectif des emplois offerts et celui de la population active, est ainsi égal à 1,12, niveau nettement supérieur à celui observé au niveau régional (0,92).
Parmi les 810 000 personnes qui travaillent dans le département, 340 000 y résident déjà (soit 42 % du total), 87 000 viennent du reste de la petite couronne, 132 000 de Paris, et surtout 217 000 de la grande couronne.
Seule la ville de Paris est excédentaire dans ses échanges puisque le nombre d’alto-sequanais qui vont travailler à Paris (188 000) est supérieur au nombre de Parisiens qui vont travailler dans les Hauts-de-Seine (132 000). Tous les autres départements présentent un déficit au niveau de leurs migrations alternantes avec le Département, particulièrement les Yvelines (– 57 000) et le Val-d’Oise (– 50 000).
Le niveau des emplois proposés est élevé puisque 30 % sont des postes de cadres (entreprise, fonction publique, professions intellectuelles), 20 % de professions intermédiaires, et seulement 20 % des postes d’employés et 10 % d’ouvriers.
Au final, le département voit affluer sur son territoire des ménages occupant des postes qualifiés et disposant d’un bon niveau de revenu, qui pour un certain nombre d’entre eux cherchent à se loger sur place, ce qui n’est pas sans conséquences sur le marché immobilier local.
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En 2002, le revenu annuel moyen par foyer fiscal après impôt s’élève à 21 000 euros, soit 13 % de plus que le niveau régional (18 500 euros).
Inférieur à 14 000 euros dans les communes de la boucle nord, il est supérieur à 25 000 dans les communes du plateau résidentiel et monte à près de 50 000 euros à Neuilly-sur-Seine. Ces disparités de revenu reflètent celles constatées dans les catégories socio-professionnelles, la part de la population étrangère et le taux de chômage des communes du département.
A cela s’ajoute l’accroissement des inégalités de revenu : sur longue période (1984-2002), les communes qui avaient le revenu le plus élevé en 1984 ont vu celui-ci augmenter quatre fois plus vite que celles qui avaient le plus faible, ce qui a eu pour conséquence de renforcer les oppositions territoriales.
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