Habitat et Logement dans les Hauts-de-Seine
Mercredi 03 décembre 2008

92 - Conseil général des Hauts-de-Seine

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(CP : CG92)

Le parc social


Quels sont les caractéristiques du parc de logements sociaux des Hauts-de-Seine ?


Le parc social représente plus d’un quart des résidences principales du département.

Un parc social inégalement réparti et qui « tourne » insuffisamment


Le parc social, qui représente plus du quart des résidences principales du département, n’est pas réparti de manière homogène : six communes en possèdent plus de 50 % sur leur territoire, cinq entre 35 % et 50 % : sont particulièrement concernés l’axe Nanterre-Suresnes, la boucle nord et l’axe Bagneux-Châtenay-Malabry au sud. Inversement, une dizaine de communes possèdent moins de 20 % de logements sociaux et sont donc soumises à l’article 55 de la loi SRU.

La mobilité observée à l’intérieur de ce parc est faible et ne permet de libérer que 20 000 logements chaque année, alors que la demande qui s’adresse à ce parc est au moins deux fois supérieure. Une partie des ménages modestes est donc obligée de se tourner vers le parc privé, dont les niveaux de loyer sont relativement élevés (entre 13 et 15 € /m² en moyenne dans le département en 2004). 

Un marquage territorial qui se renforce


Les communes où le parc social est important connaissent une situation d’appauvrissement. Ceci est dû à l’afflux important de populations modestes en direction de ces villes, qui n’ont d’autres alternatives que de s’établir dans les communes où l’offre de logements est la moins chère (c’est à dire celles disposant d’un parc social important), mais également à la faible mobilité des ménages modestes déjà établis dans ces communes, qui faute d’alternative, deviennent captifs de leur commune d’accueil.

Cette situation aboutit à un cercle vicieux qui pousse les communes à fort parc social à le redimensionner en permanence pour être en mesure de satisfaire l’ensemble de la demande qui leur est adressée. Cette logique, poussée à l’extrême, conduit mécaniquement à réduire la pluralité de l’offre de ces villes et à maintenir et renforcer les inégalités existantes.

D’où l’importance et la nécessité de rééquilibrer le département, et de promouvoir la diversité de l’habitat sur l’ensemble de son territoire.

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publié le 24/06/2006
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