Associations Environnement et Développement Durable
Vendredi 08 août 2008

92 - Conseil général des Hauts-de-Seine

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ASSOCIATIONS
Olivier Delourme, président d'Environnement 92 (CP : DR).

Zoom sur une association : Environnement 92


« Penser globalement, agir localement ensemble », telle est la devise de l’union départementale Environnement 92, qui compte 69 associations, représentant 5 000 adhérents dans les Hauts-de-Seine.

Son président actuel, Olivier Delourme, ancien cadre dirigeant dans un groupe européen, conseiller municipal, met en avant les notions de gouvernance, de transparence et de long terme pour les actions à construire avec les exécutifs politiques, l’administration et les entreprises.

Une tradition de résistance et d'ouverture


C’est un petit groupe de responsables associatifs, réunis autour de Jacques Debar, qui a parrainé la création d’Environnement 92, en 1991, après les assises de l’environnement du conseil général. Son premier président fut André Suchier puis Denis Plain, président de Rueil-associations et conseiller municipal. Ce dernier a lancé le Livre blanc de l’environnement dans les Hauts-de-Seine et le premier plan Tramway du département.
Les 69 associations représentent naturellement une mosaïque de sensibilités différentes les unes des autres, comme le comité des sites de Meudon, France Entomologie, Val-de-Seine Vert, ou Charme, par exemple. Ces associations locales constituent un terreau d’une grande richesse avec des compétences et des experts multiples, qui se sont rapidement portés sur les grands chantiers du département et de la région d’Île-de-France.
Créées souvent à partir de conflits immobiliers, les associations locales ont réfléchi rapidement, dans le cadre d’Environnement 92, sur les causes des conflits entre les exécutifs communaux et les associations locales de protection de l’environnement. Agir à la source des projets immobiliers a été une demande rapidement formulée auprès des élus. Proposer des mesures de prévention est aussi apparu comme une nécessité.
Rencontrer les élus et les fonctionnaires autour de réalisations et de projets environnementaux est devenu un objectif essentiel. Cela s’est traduit par le lancement en 1997 du premier Grand Prix de l’environnement des villes des Hauts-de-Seine.

Rencontrer les décideurs politiques et économiques de notre environnement


Depuis sept ans, ce Grand Prix de l’environnement, né au sein d’Environnement 92, s’est étendu à la première couronne, puis en 2004, aux 7 départements d’Île-de-France. L’opération unique en France fait connaître les initiatives environnementales des villes, telles que par exemple le compostage à domicile des déchets verts, la géothermie, les toits solaires ou les réalisations haute qualité environnementale. Cette opération annuelle tisse des liens entre les villes, leurs élus, les associations et la société civile, les entreprises et souligne la qualité des réalisations, grâce à un jury indépendant de 40 experts, venus d’horizons complémentaires.

La nouvelle gouvernance


Les associations d’environnement, présentes sur les chantiers majeurs des Hauts-de-Seine, participent aux multiples comités consultatifs communaux, départementaux et même régionaux. D’où aussi, le soutien à la nouvelle gouvernance qui est initiée par l’État, avec la convention d’Aarhus, signée en 2002 et amplifiée par le conseil général des Hauts-de-Seine dans son programme de développement durable. Cette gouvernance est bien au centre des 3 champs d’application : l’économie, le social et l’environnement. Olivier Delourme insiste sur le rôle essentiel de cette gouvernance, pour réduire les dysfonctionnements et les fractures sociales, transformer les oppositions et les conflits. « Rendre la société plus active, c’est lui donner la parole et accorder aux associations opérationnelles un réel moyen d’expression en amont des décisions, dans les supports existants », précise-t-il. Les chartes de l’environnement, Agendas 21 communaux, départementaux ou régionaux devraient préciser ces moyens d’expression qui pourraient être mis à disposition des associations. « Que les décisions qui engagent notre futur soient prises maintenant et mieux prises », ajoute Olivier Delourme.

Les objectifs actuels d’Environnement 92


Ils consistent à :

- favoriser les mesures de freinage de la densification excessive des Hauts-de-Seine,
- participer aux comités d’axe et de pôle : réduction et partage des voiries dans le cadre du PDU régional,
- rechercher une application environnementale de la loi SRU et du SDRIF,
- agir avec les élus pour réduire les nuisances sonores (aériennes, routières et ferroviaires),
- faire développer la coulée verte avec les maires et le conseil général,
- appuyer la création de la voie des berges de la Seine par les élus et le conseil général,
- demander la sécurisation et transparence des sites à risque avec les services de la préfecture, la région et les maires,
- demander la transparence et la concertation sur les antennes-relais pour téléphonie mobile, avec les élus, la préfecture et les opérateurs,
- actualiser le Livre blanc de l’environnement des Hauts-de-Seine,
- inciter la reconnaissance du patrimoine ordinaire et historique.


Article issu du magazine Hauts-de-Seine Environnement n° 6, automne 2003 (mis à jour le 27 avril 2005)

[ En savoir plus ]


La convention d'Aarhus

Adoptée en application de l’article 10 de la déclaration de Rio pour la région Europe de la Commission économique des Nations unies, la convention d’Aarhus porte sur l’accès à l’information, la participation du public au processus décisionnel et l’accès à la justice en matière d’environnement.

Elle se décline selon les axes suivants :

- développer l’accès du public à l’information détenue par les autorités publiques, en prévoyant notamment une diffusion transparente et accessible des informations fondamentales ;

- favoriser la participation du public à la prise de décisions ayant des incidences sur l’environnement. Il est notamment prévu d’encourager la participation du public dès le début d’une procédure d’aménagement, « c’est-à-dire lorsque toutes les options et solutions sont encore possibles et que le public peut exercer une réelle influence ». Le résultat de sa participation doit être pris en considération dans la décision finale, laquelle doit faire également l’objet d’une information ;

- étendre les conditions d’accès à la justice en matière de législation environnementale et d’accès à l’information.

Lire la convention d'Aarhus sur le site de la Commission européenne (en anglais)

Sur le web
Le site du Grand Prix de l'environnement

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